Les sabbats des sorcières

Les Sabbats des sorcièresPas de sorcière sans Sabbat. Cette grande fête nocturne comprend quatre nuits qui correspondent aux solstices et aux équinoxes, plus quatre autres nuits qui sont empruntées aux anciennes fêtes Païennes et Celtiques.

Les sabbats règlent de manière périodique la vie des sorcières, et c'est un événement central important qui se déroule en plusieurs étapes très codifiées...

Pour commencer, les Sabbats se déroulent dans des lieux où la réunion magique ne risque pas d'être dérangée. Donc tout endroit isolé peut faire l'affaire, une cave secrète, la clairière d'un bois profond, une lande, une plage déserte, un sommet de colline, un défilé secret entre deux montagnes, une forêt, etc...

Ces célébrations ne représentent pas seulement une occasion de célébrer et de se rapprocher des Dieux et de la nature, elles transmettent aussi un symbolisme et une énergie très puissante de la Déesse et du Dieu à travers des rituels et des pratiques magiques.

Je vous invite à découvrir ce merveilleux cycle et pour en savoir un peu plus sur la préparation de ces Sabbats

Les différents Sabbats

Les Sabbats des sorcières

 

Yule : vers le 21 décembre (dépendant du solstice d'hiver). La Déesse donne naissance à un fils, le Dieu, au moment de Yule. Le solstice d'hiver est considéré depuis longtemps comme une période de naissances divines. Yule est l'époque de l'année où la nuit est la plus longue et le jour le plus court. Après ce jour le temps d'ensoleillement augmente jour après jour. La Déesse donnant naissance au Dieu, qui est représenté par le soleil. Ce jour marque ainsi la renaissance de la lumière. L'enfant Dieu grandissant est le soleil qui se fait de plus en plus présent. Les sorcières célèbrent souvent Yule juste avant l'aube et ce jusqu'au levé du soleil. Par conséquent, il est d'usage, chez les sorcières, d'allumer des chandelles ou de faire des feux pour accueillir le retour de la lumière solaire. Plongée dans le sommeil pendant l'hiver de l'enfantement, la Déesse récupère après l'accouchement. Yule constitue un vestige des rituels primitifs célébrés pour hâter la fin de l'hiver et la fécondité du printemps. De nos jours, cette célébration nous rappelle que la mort apporte finalement une renaissance.

Imbolc : 2 février. Imbolc souligne le rétablissement de la Déesse après que celle-ci eut donné naissance au Dieu. L'allongement des jours la tire de son sommeil. Le Dieu est maintenant un jeune homme robuste, et son pouvoir se fait sentir pendant les jours les plus longs. Sa chaleur fertilise la terre et fait germer les graines. Dès lors le printemps fait son apparition. Sabbat de purification après la réclusion de l'hiver, grâce au pouvoir régénérateur du Soleil, Imbolc est également une célébration de la lumière et de la fertilité. Il était jadis célébré en Europe par des brasiers, des flambeaux, et le feu sous toutes ses formes. Le feu représente, ici, aussi bien notre illumination et notre inspiration personnelle, que la chaleur et la lumière. C'est l'une des époques traditionnelles d'initiation et par conséquent, des rituels d'engagement personnel.

Ostara : vers le 21 mars (équinoxe du printemps). Les énergies de la nature passent subitement de la léthargie hivernale à l'exubérance printanière. Sortant précipitamment du sommeil, la Déesse couvre la terre de fertilité, pendant que le Dieu se développe et gagne en maturité. Il parcourt les champs verdoyant et se réjoui de la luxuriance de la nature. Ostara étant l'équinoxe du printemps, le jour et la nuit ont la même durée. La lumière l'emporte sur les ténèbres. La Déesse et le Dieu poussent les animaux sauvages à se reproduire. Ostara est l'époque des commencements, le temps d'agir et de "semer " des incantations pour récolter des grains, de s'occuper des jardins rituels.

Beltane : 30 avril. À Beltane le Dieu devient homme. Exalté par les énergies à l'oeuvre dans la nature, il désire la Déesse. Ils tombent alors amoureux, s'étendent sur le lit de verdure au milieu des fleurs et s'unissent. La Déesse tombe enceinte du Dieu et les sorcières célèbrent la fertilité. Beltane est aussi appelée fête du Premier mai. Jadis, les arbres de mai, symbole phallique par excellence, étaient au centre des célébrations rituelles. Plusieurs se levaient à l'aube pour cueillir des fleurs, des rameaux verts dans les champs et les jardins, les utilisant pour se parer ou pour décorer l'arbre de mai et leur demeure. Les fleurs et la verdure représentent la Déesse, tandis que l'arbre de mai représente le Dieu. Beltane signifie le retour de la vitalité, de l'union, et de la sensualité. L'arbre de mai est intégré au rituel entourant la journée de Beltane, et la célébration se déroule toujours autour du chaudron, signe de la Déesse, l'essence de la féminité, l'aboutissement de tout désir.

Litha : vers le 21 juin (solstice d'été). Litha se produit lorsque la nature est à l'apogée de sa puissance. La terre nage dans la fertilité de la Déesse et du Dieu. Le solstice d'été est donc une période favorable aux pratiques de magies d'amour. Jadis on allumait des feux de joie pour favoriser la fertilité, l'amour, la purification, la santé. Le feu représente le soleil, que l'on fête en cette période où les jours sont les plus longs.

Lughnasadh : 1er août. Allégoriquement, les forces du Dieu décroissent aussi alors que le soleil se lève toujours plus au sud chaque jour, et que les nuits rallongent. La Déesse demeure, avec une tristesse mêlée de joie, consciente que le Dieu est mourant et que pourtant il vit en elle, dans l'enfant qu'elle porte. L'été s'en va et les sorcières retrouvent sa chaleur et sa générosité dans la nourriture qu'elles mangent. Chaque repas représente un acte d'harmonisation avec la nature, et nous rappelle que rien n'est permanent dans l'univers.

Mabon : vers le 21 septembre (équinoxe d'automne). Mabon marque l'achèvement des récoltes commencées à Lughnasadh. Une fois de plus, les jours et les nuits sont égaux, en état d'équilibre. Alors que le Dieu se prépare à quitter son corps physique pour entreprendre la grande aventure dans l'invisible, pour se régénérer, et renaître de la Déesse. La nature à son déclin retire ses dons, se prépare au repos hivernal. La Déesse somnole sous les feux faiblissants du Soleil, même si le feu brûle en son sein. Elle sent la présence du Dieu alors même qu'il s'affaiblit.

Samhain : 31 octobre. Les sorcières font leurs adieux au Dieu. Mais ce n'est qu'un au revoir. Le Dieu n'est pas enveloppé des ténèbres éternelles, il se prépare à naître de nouveau de la Déesse à Yule. Samhain, également appelée Veille de novembre, fête des Morts, fête des Pommes. Samhain est un temps pour réfléchir, pour revenir sur l'année qui vient de s'écouler, pour accepter un phénomène de la vie qui échappe à notre contrôle, la mort. Le voile qui sépare le monde matériel et celui des esprits est très mince cette nuit-là. Les sorcières se souviennent de leurs ancêtres et de tous ceux qui les ont précédés dans la mort. Après la fête de Samhain, les sorcières célèbrent celle de Yule, complétant ainsi la " roue de l'année ". Tout cela peut vous paraître bien mystérieux du fait de la compréhension du pourquoi le Dieu est le fils de la Déesse et par la suite son amant. Ce n'est pas ici une histoire d'inceste, c'est un symbolisme.

La Déesse et le Dieu ensemble perpétuent le cycle de la vie, étant signe de fertilité, de régénération. Ils sont la preuve que la mort n'est jamais une fin en soi, qu'elle apporte une renaissance, que la vie est en perpétuelle évolution. Ils symbolisent la roue de la vie.

 

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